October15
Voilà plus d’un mois que j’ai commencé ma formation prépa-CAPES de Lettres Modernes. Les premières semaines ont été très stressantes. J’ai pris conscience que pour avoir un bon niveau dans toutes les matières du concours, il allait falloir que je travaille jour et nuit… Mission impossible !
Puis, j’ai commencé à prendre mes marques, à avoir une meilleure idée du programme à maîtriser. Je me suis laissée bercer par le flot des cours et des connaissances. Quelques semaines de grand sérieux.
Mais évidemment le besoin de décompresser s’est vite fait sentir ! Heureusement que je passe de bons week-ends pour me vider la tête et penser à autre chose. Comme je passe peu de temps avec des personnes qui font la même chose que moi, ça aide !
Aujourd’hui, j’oscille entre périodes de grand stresse, voire d’angoisse où je me dis que je ne serai jamais capable de passer la barrière de ce concours (malgré mes deux Masters en poche, j’ai quand même eu 2,25/10 à l’épreuve blanche de grammaire…); et périodes de calme et d’insouciance où j’arrête de penser que je gagne moins de 500 euros/mois, que je me fais entretenir et qu’à bientôt 25 ans, je n’ai toujours pas mis un pied dans le monde du travail (comme on dit quand on a un job à temps plein !).
Si je vivais à l’étranger, je pourrais obtenir un poste de professeur de français. C’est ce que je me dis pour me rassurer. J’aurais des difficultés à obtenir un CDI mais au moins j’aurais un travail. Passer le CAPES n’est pas mon premier choix de vie mais il est vrai, que je ne veux pas avoir 30 ans et me retrouver à ne pas pouvoir faire de projets à long terme puisque je ne serai pas sûre que mon contrat de travail soit renouvelé. Eh oui, même moi qui aime l’aventure ( sans pour autant pouvoir être véritablement qualifiée d’aventurière !…) me lance (me pousse, me jette…) dans cette formation par dépit.
Mon but est toujours de partir travailler et vivre à l’étranger, et certainement de faire une thèse un jour. Mais aujourd’hui, je suis bien obligée de penser sérieusement à gagner ma vie et à arrêter de rêver. Le CAPES, pour moi, c’est le confort. Je n’ai simplement pas envie de m’installer dans ce confort et de m’y « encroûter ». J’ai lu qu’avant de pouvoir être détaché au Ministère des affaires étrangères, il fallait avoir un poste de titulaire pendant 3 ans. Ensuite, on peut être envoyé deux fois deux contrats dans un pays étranger. Après cela, il faut revenir en France.
Je vois loin, très loin mais si je tiens à obtenir ce CAPES et que je l’ai du premier coup et qu’ensuite, je passe mon année de stages et suis titularisée, je ne quitterai pas la France avant mes… 30 ans… Dois-je en rire ou en pleurer ? Je ne sais pas… J’espère juste que lorsque j’aurais 50 ans et que je regarderai en arrière, je ne serai pas frustrée de ne pas avoir obtenue ce que je voulais…